Les plus belles toilettes de Paris, au restaurant San Francisco

Voici la liste des films qui m’ont le plus traumatisée :

- Mulholland Drive ;
- la bande-annonce de Hostel ;
- Babar et le fantôme de l’opéra.

En juin #2

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Starring shoegazingcat et romv <3

En juin #1

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"Que se passe-t-il ?", dit ma cliente qui n’avait rien dit depuis quelques instant que nous roulions.
J’ai commencé à dire tout haut le titre de mon feuilleton. C’était involontaire, mais j’ai réussi à m’arrêter après avoir laissé échapper le premier mot.
“Smith”, j’ai dit ; et j’ai arrêté les autres mots en faisant s’asseoir un éléphant mental sur ma langue.

Richard Brautigan, Un privé à Babylone, 1942

J’étais assis chez moi, dans mon petit meublé miteux de Leavenworth Street, à San Francisco, en train de penser à tout ça, quand d’un seul coup la faim s’est mise à me tabasser le ventre, on aurait dit Joë Louis. Trois bons crochets du droit dans les tripes et j’ai pris la direction du réfrigérateur.
Grossière erreur.
J’ai regardé dedans et je me suis dépêché de fermer la porte en vitesse quand l’espèce de jungle luxuriante qui était à l’intérieur a essayé de s’échapper. Je ne sais pas comment les gens font pour vivre comme moi. Mon appartement est si sale qu’il n’y a pas longtemps j’ai remplacé toutes les ampoules de soixante-quinze watts par des ampoules de vingt-cinq pour ne plus être obligé de voir tout ça. C’était un luxe, bien sûr, mais je n’ai pas pu faire autrement. Heureusement que l’appartement n’a pas de fenêtres, parce qu’alors là j’aurais vraiment été dans la panade.

Richard Brautigan, Un privé à Babylone, 1942

Dans l’air immobile de la pièce chargé des odeurs des médicaments et des crèmes, je sentais le poids du temps qu’elle avait passé au lit à attendre et espérer la mort. Je ne suis pas sûr, avec une grand-mère telle que la mienne, qu’on puisse jamais devenir un vrai Américain au sens où les citoyens de cette nation croient que la vie consiste en la poursuite du bonheur. Les souffrances de Desdemona et son rejet de la vie enseignaient plutôt que la vieillesse n’était pas une continuation des plaisirs divers et variés de la jeunesse, mais au contraire une longue épreuve qui dépouillait lentement la vie de ses joies les plus simples. Chacun lutte contre le désespoir, mais il finit toujours par gagner. Il le faut. Sinon, comment aurions-nous le courage de partir ?

Jeffrey Eugenides, Middlesex, 2002

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Malgré cette peur de l’abandon toujours tapie au fond, je crois que je ne me suis jamais sentie aussi bien dans ma peau qu’aujourd’hui, plus libre et avec quelques kilos en trop. Il paraît que ça se voit sur internet — la liberté, pas les kilos —, probablement moins dans la vraie vie. Je me demande si je serai un jour vraiment à l’aise en société, si un jour, avoir une interaction sociale deviendra moins épuisant pour moi. En attendant, je m’amuse de cette confiance nouvellement acquise sur internet, les seins à l’air mais cachée derrière mon écran.

Je voulais partager ici cette série de photos de moi réalisée par David Charlec en janvier dernier, et surtout les mots qui l’accompagnent. C’est fou comme quelqu’un que je rencontrais pour la première fois m’a mieux cernée en deux heures que d’autres en toute une vie ; et pour ça, je le remercie. 

3h40 de vélo
1h de pédalo
4 tranches de bacon
1 petite pause sur le pont de la Concorde

14 jours plus tôt, sur le mont Ventoux.

En juin #1

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En juin #2

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