Tribute to

Teenagers, pop culture & suburban architecture

The Freak Show

J’ai bien envie de faire une liste de mes musées préférés. En attendant que j’y réfléchisse, voilà quelques photos de ma dernière visite aux Galeries de Paléontologie et d’Anatomie comparée du Muséum d’Histoire naturelle de Paris, qui en feront inévitablement partie. Elles sont un peu ratées (les joies de l’argentique) mais je les aime bien. 

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D’autres photos des mêmes galeries, prises en 2009.

Ou est le uncool cette semaine ? #3

Le dernier article de cette rubrique datant du 19 février, je crois que je ferais mieux de la rebaptiser “Où est le uncool ce trimestre ?” (ou n’importe quoi de grammaticalement plus heureux). Malgré tout, j’ai 2/3 trucs pas trop #old dont je voudrais vous parler, alors au diable le calendrier. 

imageSalut.

+ J’ai terminé le mois d’avril en posant nue et c’était plutôt cool. J’ai aussi menti sur mon âge pour pouvoir figurer sur ce Tumblr alors abonnez-vous, c’est plein de jolies filles.

imageCette capture d’écran justifie à elle seule le visionnage de cette vidéo.

+ J’ai beaucoup aimé ce petit documentaire qui a le mérite de réunir l’intégralité de mes intérêts dans la vie : l’urbanisme, regarder des skaters et les jeunes éphèbes scandinaves (via @HansVSWildcat).

+ Cette balade à skate dans L.A. est également pretty cool (via @marion_seury).

+ Je me suis tout à fait reconnue dans ce post, et particulièrement dans ces deux phrases : “Ces accumulations qui auparavant m’emplissaient de fierté me dépriment […] Surtout, je crois que j’ai cessé de considérer ma collection physique comme preuve nécessaire de ma culture”. WORD. Je suis en train de vendre pas mal de livres dont je pensais ne jamais me séparer et finalement, c’est pas si terrible. Bon, bien sûr, il y en a toujours certains auxquels je suis très attachée, mais je suis ouverte à l’éventualité que ça change un jour, et c’est déjà un gros changement.

imageLà c’est moi en train de prendre Alison Mosshart en photo. J’avais chaud. © Wallendorff

+ Wallendorff fête ses 10 ans de photo de concert avec une infographie complètement zinzin. Lisez jusqu’au bout, il y a un cadeau à la fin. 

imageElle s’appelle Rhoda <3

+ J’ai réservé un airbnb à Portland, avec un jardin et DES POULES <3 J’ai tellement hâte.

+ D’ailleurs, je stalke activement les blogs de tous les gens qui sont allés à là-bas alors si vous avez des liens, des tips, des adresses de bars à striptease… vous connaissez mon adresse.

Allez, salut, et divertissez-moi si ça vous dit. Moi ça me dit.

Tribute to California

Ce super article d’Élise Costa est tombé à pic alors que je commençais à préparer mon prochain voyage aux États-Unis. Il m’a permis de me demander ce que je cherchais en allant là-bas et, comme d’habitude, la réponse est : pas des monuments, ni des musées et encore moins une “vieille ville”. Voir donc page 131. En attendant, voilà une bonne occasion de ressortir quelques photos de ma première excursion américaine.

imageSanta Barbara, CA

imageRamona, CA

imageJoshua Tree National Park, CA

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Anza-Borrego Desert, CA

imageNipton, CA

imageBagdad Café, Newberry Springs, CA

imageSanta Barbara, CA

imageJoshua Tree National Park, CA

imageNewberry Springs, CA

imageLos Angeles, CA

imageTijuana, Mexique

imageLos Angeles, CA

© Emeline Ancel-Pirouelle. Plus de photos ici.

De Stoya et d’autres choses

Par où commencer quand il s’agit de parler de la sublime et parfaite Stoya ? Je n’en ai absolument aucune idée. Peut-être par cet extrait d’un de ses derniers articles pour Vice US, qui résume tout à fait ce que je pense du couple. Stoya, Stoya, tu vises toujours juste et je t’aime plus que les cheese fries. 

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To me, the thing we describe as cheating is lack of respect for boundaries that have been discussed and agreed on, or disregard for a partner’s needs that have been perceived or expressed. I had to learn (by hurting people and getting hurt) that communicating about feelings and setting boundaries for a relationship is important, and that boundaries may change over the course of a relationship. I’ve had many sexual partners in situations where we’re both aware that it’s a one-night stand or purely casual sex. I had a boyfriend in Philadelphia who asked me to refrain from having sex with other people in Eastern Pennsylvania, so I only had sex with other people when I was outside the state. I had a girlfriend who was comfortable with me having sex with men but was threatened by sex with other women, so she was the only woman I had sex with. There was one person who wanted Tuesdays reserved for them, even if we weren’t in the same place. I couldn’t get on board with that one, so we didn’t pursue the relationship. I’ve had boyfriends who didn’t care what I did as long as they were my priority, and I’ve had boyfriends who needed monogamy outside of work. Each time we’ve had to discuss our definitions and expectations of sex and relationships. Some view any arousing physical interaction as sex, while others see penetration of an orifice as the point where sex begins.

Over the course of our relationship, I’ve had multiple conversations with the man I’m dating now about boundaries and feelings. I call him “Daddy,” and as you might suspect, there are aspects of power exchange in our relationship. I am his. My body is his, my mouth, vagina, and asshole are his—and my heart is his. Awareness and involvement are important to both of us. If the cute girl at my favorite lingerie shop flirts with me, and I flirt back, I tell him. If I want to kiss someone or have sex with another person, I tell him. When I go to work and have a really fun sex scene, I tell him about it in detail, while I’m sitting on his dick that night. If I want to masturbate, I ask permission and frequently describe what’s going through my head at the time or send him pictures. I always thank him for each orgasm. In a different but very much equal way, he treats me with the same respect. Through trial and error, this is what we’ve decided works for our relationship.

Comfort levels and boundaries are specific to each person and to each relationship. Definitions of sex and infidelity are incredibly varied. Even for heteronormative people who value and desire monogamy, it blows my mind that the discussion of these things is sometimes neglected.

Extrait de “Stoya on the Pitfalls of Heteronormativity and Monogamy”, via Vice US.

Si vous vous intéressez à ces questions, vous devriez également lire cet article de Live Science.

Laissez-nous prendre des photos dans les musees

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Photo volée à la rétrospective Larry Clark à Berlin en mai 2012 © Emeline Ancel-Pirouelle

Vous devriez lire cet article d’André Gunthert en entier mais au cas où vous n’auriez pas le temps, en voici un extrait qui résume tout à fait mon avis : 

De plus en plus rare, l’interdiction de photographier crée des trous dans ce memento visuel, aussi visibles que la trace manquante d’un site militaire sur une photographie aérienne. Le respect de l’autonomie de l’expérience du visiteur passe par celui de sa liberté à enregistrer autre chose que l’objet exposé. Contrairement à ce que croient certains esthètes solitaires, il est rare que le visiteur souhaite reproduire l’équivalent des cartes postales en vente en librairie. Bien plus souvent, un couple, une famille, un groupe d’amis voudront conserver le souvenir d’une relation à l’œuvre, l’empreinte d’un regard, d’une conversation ou tout simplement d’une présence, dont le contexte fait le prix. Leur retirer cette capacité est un acte dont il faut mesurer la violence, proportionnelle à la rareté de l’occasion perdue.

Voir la photo au musée comme une nuisance est un parfait contresens. Si le musée du Louvre a dû renoncer à l’interdiction en 2005 sous la pression du public, si des mouvements militants se mobilisent à Orsay pour faire entendre la voix des visiteurs, ce n’est pas par goût de la pollution visuelle, mais à l’évidence parce que la photographie représente un véritable enjeu. Seul le peu d’attention accordé à notre vie quotidienne, éternel parent pauvre de la recherche en sciences sociales, explique la regrettable superficialité des approches de la photographie privée.

La photo n’est pas l’ennemie du musée. Comme la majeure partie des pratiques photographiques privées, ce qu’elle manifeste est d’abord de l’amour. Refuser aux visiteurs d’aimer les œuvres à leur manière est un acte d’une grande brutalité, et un insupportable paradoxe au regard de la destination du projet muséal ou des missions du service public. Pour l’apercevoir, il appartient aux acteurs du musée de se rapprocher de ceux qu’ils invitent au spectacle, et de faire eux aussi ce qu’ils attendent du public: un effort d’adaptation culturelle.

Extrait de “La photo-souvenir, monument de l’histoire privée” d’André Gunthert, via Culture Visuelle.

Kim Gordon - Performer/Audience/Mirror

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© Tavi Gevinson

En traînant sur Instagram ce matin en attendant que l’eau de la douche chauffe (c’est très long), je suis tombée sur cette photo prise par la blogueuse Tavi Gevinson au concert de Kim Gordon et White/Light au Museum of Contemporary Art de Chicago. Je n’ai trouvé pour le moment aucune information sur cette performance, ce qui paraît normal puisqu’elle a eu lieu il n’y a que quelques heures seulement et que les Américains sont présentement en train de dormir, mais le dispositif scénique m’a tout l’air d’être inspiré par Performer/Audience/Mirror de Dan Graham. Dans cette performance, dont l’enregistrement vidéo date de 1975, l’artiste se tient devant un grand miroir et face au public. Puis il se tourne face au miroir et décrit à voix haute ce qu’il y voit, c’est-à-dire les spectateurs et lui-même. Ces derniers s’observent dans le miroir tout en écoutant la description orale que l’artiste fait d’eux. Le public prend ainsi conscience de son existence en tant que masse et se perçoit à la fois objectivement (en se voyant dans le miroir) et subjectivement (en écoutant la description faite par Graham). 

Si pendant son concert avec White/Light, Kim Gordon ne s’est probablement pas appliquée à décrire le public (mais qui sait pour le moment ?), on voit clairement que grâce au dispositif vidéo, les spectateurs ont pu s’observer et se percevoir en tant que tels. Et ils ont sans doute passé autant de temps à regarder les musiciens qu’à scruter les réactions des uns et des autres sur l’écran qui leur faisait face.

Je n’ai aucune conclusion à en tirer tant qu’aucun article n’est paru sur le concert, mais connaissant les affinités de Kim Gordon avec Dan Graham, il me paraît probable qu’il ne soit pas étranger à la genèse de cette singulière scénographie. 

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© Dan Graham

Tribute to Sweden

5 jours
4 avions
6 cars
2 trains
3 lignes de métro
1 traîneau
3 taxis
5165 kilomètres

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DIY : Le bonnet Comme des Fuckdown

imageTU PEUX PAS TEST

C’est pas parce qu’il fait froid et qu’on n’a pas 35$ à mettre dans un bonnet qu’on est obligé de porter une cagoule Décathlon. Si ton crâne réclame du swag, voilà comment te fabriquer le même bonnet qu’A$AP Rocky pour 0€. 

1) Va chez tes parents et descends à la cave.

2) Essaye d’identifier un carton intitulé “SKI”. Bon courage.

3) Récupère le vieux bonnet noir avec lequel tu as passé ton premier flocon. 

4) Sors la planche d’étiquettes que tu auras préalablement volée à ton boulot.

5) Avec un marqueur (que tu peux également emprunter au bureau), écris “COMME des FUCKDOWN” bien proprement sur une des étiquettes. Ou “CHANEL”, si tu veux économiser 200€ supplémentaires.

6) Colle l’étiquette sur ton bonnet moche.

7) Mets le bonnet sur ta tête. Tu as maintenant l’air trop badass.

imageSi avec ça tu pécho pas au Social Club, je lâche l’affaire.

Ou est le uncool cette semaine ? #2

Cette semaine, les meufs prennent le pouvoir.

+ Dans son documentaire pour HBO, Beyoncé montre bien que c’est elle qui porte la culotte de sa vie. Certes, elle a un peu forcé sur les violons mais le film a au moins eu le mérite de me montrer que j’avais totalement sous-estimé cet épisode :

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imageLarmichette :’)

+ Contrairement à ce que la bande-annonce avait pu me laisser penser, les quatre petites du dernier Harmony Korine ne s’en laissent pas compter et, sans spoiler, je peux vous dire que James Franco ne fait pas le malin bien longtemps. À part ça, le film est un putain de chef-d’œuvre pop et j’ai hâte de le revoir.

imagePanique au Club Mickey

+ Et enfin, puisqu’on parle de Spring BreakersVanessa Hudgens. Vanessa Hudgens. Vanessa Hudgens.